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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 13:23

 

Massacres en pays bamiléké



Extrait de La Françafrique. Le plus long scandale de la République de François-Xavier Verschave (Stock, 1999), pp.99-108


« Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n'avaient aucune chance. [...] Les villages avaient été rasés, un peu comme Attila », témoigne le pilote d'hélicoptère Max Bardet [1]. J'appris avec ces phrases le massacre littéralement inouï d'une population camerounaise au tournant des années soixante. Je m'attachai à en savoir davantage. Ce ne fut pas facile, tant la terreur, là-bas, produit encore son effet. Ce n'est pas terminé [2].


En 1938, de jeunes Camerounais formés à l'école française créent la Jeucafra, Jeunesse camerounaise française [3]. Parmi eux, un certain Ruben Um Nyobé, commis-greffier au tribunal de Yaoundé. Nettement pro-français, ce mouvement se pique au jeu de la conférence de Brazzaville où, en 1944, le général De Gaulle avait annoncé des libertés politiques nouvelles pour les peuples de l'Empire colonial [4].

Au même moment débouche le mouvement de syndicalisation suscité par des salariés français expatriés, travaillant dans l'enseignement et les chemins de fer [5]. Ce mouvement est proche de la CGT française, à laquelle adhéraient la plupart de ses initiateurs. Il aboutit en décembre 1944 à la création de l'Union des syndicats confédérés du Cameroun (USCC). Ruben Um Nyobé s'y inscrit, avec plusieurs de ses amis.

L'injustice sociale et politique est alors criante. Les colonies ont connu l'« effort de guerre », l'austérité et une forte hausse des prix. A la Libération, les salaires des fonctionnaires de nationalité française sont augmentés, ceux des camerounais restent bloqués : la ségrégation continue !  Anticipant sur les libertés promises, la Jeucafra exige l'impossible : la liberté de parole et de presse, la participation des autochtones à la gestion des affaires publiques, etc.  Comme en Algérie, au Sénégal, ou plus tard à Madagascar, le refus est brutal : lors d'une grève le 27 septembre 1945, une bande de colons armés tirent sur une manifestation d'Africains. Il y a au minimum soixante morts [6]. Ainsi restauré, l'« ordre » colonial engendre des frustrations considérables.

En mars 1947, la Jeucafra se fond dans un front anticolonialiste, le Racam (Rassemblement camerounais), qui réclame carrément la création d'un État camerounais. Après la guerre 1914-18, le Kamerun détenu par l'Allemagne vaincue s'était vu placé par la Société des nations sous un double mandat : la tutelle de la France, pour la majeure partie du territoire, et celle de la Grande-Bretagne, pour la région Ouest limitrophe du Nigeria. Le Racam demande tout simplement la fin des mandats tutélaires, en application de la charte des Nations unies, et la réunification du Kamerun. On l'interdit au bout de deux mois.

Ce n'est que partie remise. Avec les mêmes revendications, Ruben Um Nyobé fonde le 10 avril 1948 l'Union des populations du Cameroun (UPC). Celle-ci adhère bientôt au Rassemblement démocratique africain (RDA), créé par l'Ivoirien Houphouët-Boigny. Pour l'administration coloniale, pas de doute : non seulement la revendication d'indépendance sent le soufre, mais les fréquentations cégétistes d'Um Nyobé et l'adhésion de l'UPC au RDA portent la marque du complot communiste international. Certes, les députés du RDA à Paris se sont apparentés un temps au groupe communiste, avant d'être récupérés par le parti charnière de François Mitterrand, l'UDSR. Mais quand on voit l'évolution ultérieure d'Houphouët [7]... Un multimilliardaire, pas vraiment rouge !

L'amalgame indépendantisme-communisme, plus ou moins délibéré, parfois machiavélique, fera des ravages. Bien qu'Um Nyobé ait toujours nié la filiation communiste de l'UPC [8], le dynamisme de ce parti naissant lui vaudra très vite d'être la cible d'une croisade - pour la « défense du monde libre », contre le » péril rouge ». C'est la politique sans nuances du Haut-commissaire du Cameroun, André Soucadaux (1949-54). En face, Ruben Um Nyobé tient des propos qui font songer à son contemporain Mandela - ce Mandela qu'il aurait pu être :


« Les colonialistes ne veulent pas admettre qu'un Noir soit l'égal d'un Blanc. Cette conception se manifeste dans le domaine social, dans l'échelle des salaires, dans le traitement médical, dans le logement, dans la justice et hélas, à l'Église. Quelle est alors l'âme éprise de liberté qui resterait insensible devant ce fait révoltant d'un étranger qui traite les enfants de la terre comme des hommes de seconde zone ? La doctrine coloniale n'a jamais cessé de proclamer que le Blanc est un être supérieur et que le Noir, spécialement, ne possède que des capacités limitées [...]. Une telle façon de ne rien faire pour modérer, sauf cas exceptionnel, la discrimination raciale fait beaucoup pour renforcer notre méfiance et notre combativité [9]».


Un discours tellement vrai qu'il fait « exploser le conflit entre le système colonial et la condition faite au peuple came­rounais [10]», observe le politologue Achille Mbembe. L'UPC attire la population pauvre des grandes villes, Douala en particulier. Elle convainc aussi une partie des élites. Elle s'implante progressivement à travers tout le Cameroun, mais connaît deux zones de prédilection.

Le pays bassa, dont est originaire Um Nyobé, est resté très marqué par la pratique du travail forcé, auquel eut recours la puissance coloniale pour la construction du chemin de fer et d'autres infrastructures : le discours de l'enfant du pays est ressenti comme une libération.

Mais c'est en pays bamiléké que l'UPC connaît l'essor le plus considérable. Sa vitalité est un exutoire à de vives tensions sociales. Dans cette région montagneuse, un système coutumier rigide et une forte poussée démographique réduisent l'accès aux terres cultivables. D'où une forte émigration, vers le port de Douala notamment. Couplée à un remarquable esprit d'entreprise, cette expansion a tôt accrédité l'idée d'un impérialisme bamiléké - un préjugé que ne manquera pas d'exploiter le parti colonial. Un administrateur français, le chef de région Hubert, préconise « la meilleure action que nous puissions avoir » : « susciter des oppositions africaines et rendre la vie impossible aux meneurs upécistes [11]». De fait, la réaction à l'UPC ne tarde pas à s'organiser.


Dès la fin des années quarante, Jacques Foccart tisse en Afrique ses réseaux gaullistes, si conservateurs qu'ils en agacent le général De Gaulle lui-même, pourtant très attaché à l'Empire français. Au Cameroun, le parti gaulliste, le RPF (Rassem­blement du peuple français), ne jure que par la répression [12]. Il est en concurrence avec la coalition au pouvoir à Paris, la « troisième force » ni communiste, ni gaulliste. Mais celle-ci est tout aussi hostile que le RPF aux revendications de l'UPC.

Le Haut-commissaire Soucadaux introduit les socialistes de la SFIO, tandis que Louis-Paul Aujoulat, secrétaire d'État à la France d'Outre-Mer, missionne les démocrate-chrétiens du MRP. Les deux partis suscitent ensemble un « Bloc des démo­crates camerounais ». Ils l'arriment aux structures coutumières conservatrices, aux régions (le Nord, le Centre) ou aux ethnies (les Doualas par exemple) sensibles à l'épouvantail bamiléké [13]. Le corps électoral étant très restreint et la fraude systématique, le « Bloc » devance l'UPC aux élections de 1951 et 1952.

Ce résultat inique a pour effet de dégoûter de la voie électorale le parti d'Um Nyobé. Ce qui lui vaut un grief supplémentaire : le refus de la démocratie !  Le 13 juillet 1955, le Haut-commissaire Roland Pré, successeur de Soucadaux, décrète l'interdiction de l'UPC sur l'ensemble du territoire. Il lance un mandat d'arrêt contre Um Nyobé, pour atteinte à la sûreté de l'État. Une seule issue est laissée aux indépendantistes : le maquis.


En 1957, le nouveau Haut-commissaire Pierre Messmer, tout en réaffirmant « le maintien de la tutelle confiée à la France », tente une médiation via un prélat camerounais : Mgr Thomas Mongo rencontre Um Nyobé. La négociation tourne court. L'UPC, ancrée dans le mouvement mondial de refus du colonialisme, n'est pas prête à céder sur l'essentiel : l'indépendance. La position de l'Église catholique n'a pas facilité la tâche du médiateur : elle est vivement hostile à l'UPC, dont le leader est de surcroît un fidèle protestant. Dans une « lettre commune [14]», les évêques du Cameroun avaient mis en garde leurs ouailles contre ce parti, en raison « de son attitude malveillante à l'égard de la Mission catholique et de ses liens avec le communisme athée condamné par le Souverain Pontife ». Ancien séminariste, le Premier ministre et leader du Bloc des démocrates, André-Marie Mbida, dénonce la « clique de menteurs et de démagogues [15]» de l'UPC. A la même époque, on observe une attitude tout à fait similaire de l'Église au Rwanda, face aux partisans de l'indépendance.

Sous la direction du très foccartien Maurice Delauney [16], que nous retrouverons à maintes reprises, les troupes françaises durcissent la guerre contre les maquisards. Commandés par le colonel Jean-Marie Lamberton et le capitaine Georges Maîtrier, une vingtaine de pelotons de gendarmerie mobile mènent sans états d'âme la chasse aux upécistes [17]. Une offensive ciblée, menée par une troupe coloniale franco-tchado-camerounaise, permet d'atteindre Ruben Um Nyobé dans son repaire et de l'abattre, le 13 septembre 1958. Certains prétendent qu'il a été livré par son conseiller Théodore Mayi Matip : celui-ci, disparu du maquis au moment de l'attaque, n'a resurgi qu'à la fin des hostilités, avant de rallier le régime mis en place par Paris et d'être pendant vingt-cinq ans l'un des piliers du parti unique [18].


Car entre-temps le discours officiel a changé, dès le début de 1958, avant même le retour de De Gaulle au pouvoir. Le gouvernement français, empêtré en Algérie, veut couper l'herbe sous les pieds de l'UPC. L'indépendance du Cameroun est annoncée pour le 1er janvier 1960. « Une indépendance fictive », répète à trois reprises le ministre de l'Outre-mer Jacquet au Premier ministre camerounais Mbida [19]. Celui-ci, trop clairement pro-français, est remplacé par Ahmadou Ahidjo. Il s'agit d'un homme sûr, en faveur duquel le pouvoir colonial mettait depuis longtemps « des paquets de bulletins dans l'urne » [20]. Le 10 mai 1958, le nouveau chef du gouvernement de Yaoundé expose son programme : « C'est avec la France que, une fois émancipé, le Cameroun souhaite librement lier son destin pour voguer de concert sur les mers souvent houleuses du monde d'aujourd'hui [21]».

Du Foccart avant la lettre ?  Plutôt du Foccart dans le texte. Depuis 1947, Jacques Foccart s'occupe des affaires franco-africaines au RPF. Il a déjà tissé sa toile en Afrique, la quadrillant de sections du parti gaulliste. Il recourt « à divers stratagèmes propres aux organisations et sociétés secrètes : formation de réseaux de renseignement, [...] enquête sur les opinions politiques des administrateurs et fonctionnaires coloniaux, [...] tentatives de "noyautage" des milieux d'affaires français installés en Afrique [22]». Foccart noue des rapports personnels très étroits avec certains cadres africains [23]. Élu en 1950 à l'Assemblée de l'Union française, il en préside la commission de Politique générale, s'imposant comme le pivot de ce Parlement consultatif. Il a si vite étendu l'emprise de ses réseaux que le 24 janvier 1951, au moment de rendre compte de son dernier périple africain, le ministre de la France d'Outre-mer François Mitterrand s'exclame en plein Conseil : « Je ne devrais pas dire que j'ai fait un tour dans l'Union française, mais bien plutôt dans l'Union gaulliste » [24].

Membre de la même Assemblée, Ahmadou Ahidjo a été remarqué par Foccart [25]. C'est devenu l'un de ses points d'appui en Afrique, son favori pour le Cameroun. A l'Assemblée de l'Union, on traite longuement du destin spécifique des pays sous mandat des Nations unies, le Togo et le Cameroun. Le 10 mai 1958, le discours d'Ahidjo est donc très « informé ».

Trois jours plus tard éclate à Alger le complot du 13 mai qui, à Paris, ramène De Gaulle au pouvoir. De son propre aveu, Foccart a été « l'homme-orchestre » de ce complot multiforme, et il a gagné la partie [26]. Dans le sillage du général, il met aussitôt la main sur les affaires franco-africaines.

L'UPC n'est pas d'accord avec le « destin lié » que propose Ahidjo dans son discours-programme, elle ne se sent pas invitée à un « concert » ultra-marin avec la puissance coloniale. Félix Moumié, un médecin, succède à Um Nyobé assassiné. Implanté jusque là en pays bassa, le maquis upéciste gagne les montagnes du pays bamiléké et forme l'Armée de libération nationale kamerunaise (ALNK), sous le commandement de Martin Singap. Aux Nations unies, l'UPC est soutenue par une majorité d'États africains et asiatiques.

Pour la combattre, le Cameroun dévolu à l'ami Ahidjo se réfugie à peine indépendant dans les jupes de la France. Ahidjo s'attribue les pleins pouvoirs, mais en remet aussitôt l'essentiel à la métropole. Il signe des accords de défense, en partie placés sous le sceau du secret, et des accords d'assistance militaire. Dans leur article 1er, ces derniers confient officiellement à des personnels français le soin de « procéder à l'organisation, à l'encadrement et à l'instruction des forces armées camerounaises [27]». Telles sont les clauses avouées. Les clauses secrètes permettaient une ingérence plus massive encore : tout simplement des interventions militaires directes.

Contre ce qu'il appelle les « bandes rebelles [28]», Jacques Foccart suit au jour le jour l'évolution de la situation : il est le premier destinataire du rapport quotidien du Sdece (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, principal service secret français, rebaptisé DGSE [29] en 1982) ; à partir de 1960, son ami le colonel Maurice Robert crée le service Afrique du Sdece, étroitement et exclusivement rattaché à Foccart [30]. Il est nécessaire, pour la suite de cette histoire, de garder en mémoire cette constante : jusqu'en 1974, depuis l'Élysée et ses bureaux annexes, Foccart tient pratiquement tous les fils, officiels ou cachés, des relations franco-africaines ; sous Giscard et Mitterrand, l'écheveau sera devenu tel et les relais africains si bien rodés que l'influence officieuse restera déterminante.

Aussitôt né, le Sdece-Afrique enfante et instruit une filiale camerounaise, le Sédoc [31]: sous la direction de Jean Fochivé, elle sera vite réputée pour sa sinistre « efficacité ». On y torture à tour de bras. Côté police, un redoutable professionnel français, Georges Conan, démontre ses talents - dont celui de multiplier les aveux et dénonciations. Pour les affaires militaires, deux conseillers viennent encadrer le président Ahidjo : le colonel Noiret et le capitaine Leroy [32]. L'ancien ministre des Armées Pierre Guillaumat confirme : « Foccart a joué un rôle déterminant dans cette affaire. Il a maté la révolte des Bamilékés avec Ahidjo et les services spéciaux [33]». Au passage, on notera la présentation ethnique d'une révolte politique...

Foccart expédie au Cameroun une véritable armée : cinq bataillons, un escadron blindé, des chasseurs bombardiers T 26. A sa tête, un vétéran des guerres d'Indochine et d'Algérie, le général Max Briand, surnommé « le Viking ». Sa réputation le précède : en Extrême-Orient, ce colosse blond a commandé durant deux ans le 22e RIC - les casseurs de Viets [34]. Georges Chaffard décrit ainsi l'arrivée de Briand en pays bamiléké : « Douze fois, le convoi de véhicules doit s'arrêter, et l'escorte mettre pied à terre pour dégager la route. Ce sont de véritables grappes humaines, sans armes, mais hostiles, qui barrent le passage et s'agrippent aux voitures. Rarement insurrection a été aussi populaire [35]».

Le général Briand se pose en rouleau-compresseur et le colonel Lamberton en stratège. L'objectif, éradiquer l'UPC, est poursuivi selon une double approche : d'un côté, les camps de regroupement, sous l'autorité de « capitas » (une variété de kapos) ; de l'autre, la politique de la terre brûlée. La lutte anti-guérilla menée par les commandos coloniaux [36] est d'une brutalité inouïe. Vagues d'hélicoptères, napalm : c'est une préfiguration de la guerre du Vietnam que se jouent les vétérans d'Indochine. Leur rage est d'autant plus grande que les maquisards, opérant presque à mains nues - mais sur plusieurs fronts - remportent des succès ponctuels.

Charles Van de Lanoitte, qui fut de longues années correspondant de Reuter à Douala, parle de 40 000 morts en pays bassa, en 1960-61 : 156 Oradour, autant de villages totalement détruits avec ceux qui n'avaient pu les fuir [37].

Le journaliste décrit aussi « le régime effroyable des camps de tortures et d'extermination » dont il a été « le témoin horrifié » :


« Quelques exemples de tortures :

La Balançoire : les patients, tous menottés les mains derrière le dos et entièrement nus, dans une pièce à peine éclairée, sont tout à tour attachés, la tête en bas, par les deux gros orteils, avec des fils de fer qu'on serre avec des tenailles, et les cuisses largement écartées. On imprime alors un long mouvement de balançoire, sur une trajectoire de 8 à 10 mètres. A chaque bout, un policier ou un militaire, muni de la longue chicotte rigide d'un mètre, frappe, d'abord les fesses, puis le ventre, visant spécialement les parties sexuelles, puis le visage, la bouche, les yeux. [...] Le sang gicle jusque sur les murs et se répand de tous côtés. Si l'homme est évanoui, on le ranime avec un seau d'eau en plein visage. [...] L'homme est mourant quand on le détache. Et l'on passe au suivant...

Vers trois heures du matin, un camion militaire emmène au cimetière les cadavres. [...] Une équipe de prisonniers les enterre, nus et sanglants, dans un grand trou. [...] Si un des malheureux respire encore, on l'enterre vivant...

Le Bac en ciment : les prisonniers, nus, sont enchaînés accroupis dans des bacs en ciment avec de l'eau glacée jusqu'aux narines, pendant des jours et des jours. [...] Un système perfectionné de fils électriques permet de faire passer des décharges de courant dans l'eau des bacs. [...] Un certain nombre de fois dans la nuit, un des geôliers, "pour s'amuser", met le contact. On entend alors des hurlements de damnés, qui glacent de terreur les habitants loin à la ronde. Les malheureux, dans leurs bacs de ciment, deviennent fous !...

Oui j'affirme que cela se passe depuis des années, notamment au camp de torture et d'extermination de Manengouba (Nkongsamba) ».


Le fil conducteur est évident : l'Indochine, l'Algérie, le Cameroun... jusqu'à ces camps de torture au Rwanda d'avant le génocide, que décrit Jean Carbonare. L'impunité encourage la reconduction.


Pendant ce temps, les « services » camerounais et français font des ravages dans les milieux upécistes. Le Sédoc se charge du tout venant : il fait arrêter des milliers de « suspects », et les conduit dans les camps ci-dessus évoqués... Au Sdece reviennent les têtes pensantes : le 15 octobre 1960, à Genève, l'un des ses agents empoisonne au thallium le chef de l'UPC Félix Moumié. Constantin Melnik, responsable des Services secrets auprès du Premier ministre Michel Debré, explique qu'une telle opération « Homo » (comme homicide) ne pouvait être déclenchée que par l'Elysée, c'est-à-dire au moins par Jacques Foccart [38].

C'est à un ami sexagénaire, le Franco-Suisse William Bechtel, alias « Grand Bill », que Foccart confie l'opération. William et Jacques se retrouvent régulièrement à Cercottes sur le terrain d'entraînement des réservistes du Sdece. Bechtel est un anticommuniste de choc, ancien commando d'Indochine et chargé du maintien de l'ordre chez Simca, contre la CGT. On imagine les arguments que Foccart a trouvés pour le convaincre, du genre « l'UPC égale le Viêt-minh ».

Se faisant passer pour un journaliste suisse, Bechtel approche Moumié au Ghana, sympathise avec lui, puis le retrouve lors d'un déplacement à Genève. Il le convie à dîner au restaurant Le plat d'argent, la veille du jour où le chef de l'UPC doit reprendre l'avion pour l'Afrique : c'est là-bas que la cible est censée mourir, loin de toute police scientifique et de la presse occidentale. Comme Moumié ne boit pas le pastis empoisonné, Bechtel verse du thallium dans un verre de vin. Mais, assoiffé par la discussion qui suit le repas, Moumié finit par avaler le pastis d'un trait. La double dose accélère l'effet du poison. Vers la fin de la nuit, le leader camerounais se fait transporter à l'hôpital, où il meurt dans d'atroces souffrances, non sans avoir diagnostiqué son propre empoisonnement et l'avoir dit au personnel soignant.

Son assassin se réfugie sur la Côte d'Azur, dans une villa louée par le Sdece. Durant quinze ans, il échappera au mandat d'arrêt international tardivement lancé par la Suisse. Arrêté à Bruxelles en 1975, extradé, il sera acquitté en 1980. Au bénéfice du doute... et des extraordinaires pressions exercées par l'Élysée [39]. En 1995, Foccart n'avait toujours aucun regret de l'élimination de Moumié : « Je ne crois pas que cela ait été une erreur [40]».

Le chef de l'UPC n'a pu préparer sa succession. Une direction bicéphale se met en place : Abel Kingue en exil (au Ghana), Ernest Ouandié dans le maquis. Les combats, et les massacres de villageois par les troupes franco-camerounaises, durent jusqu'en 1963. Ouandié conserve un noyau de maquisards jusqu'en août 1970. Il est trahi à son tour lors d'un déplacement organisé par l'évêque de Nkongsamba en personne, Mgr Albert Ndongmo, qui l'a transporté dans sa 404 Peugeot [41]. Arrêté, il est fusillé sur la place publique de Bafoussam en janvier 1971. La guérilla d'une autre branche de l'UPC, installée dans les forêts du Sud-Est camerounais à partir du Congo voisin, n'a pas eu meilleur sort : elle a été décimée en 1966, son leader Afana Osendé a été décapité, et sa tête ramenée à Yaoundé [42].

Côté français, le colonel Lamberton concevait cette guerre ci­vile comme une façon de résoudre le « problème bamiléké » [43]. A la lumière de ce qui s'est passé au Rwanda de 1959 à 1994, il n'est vraiment pas inutile de relire ce qu'écrivait de ce « problè­me », en 1960, l'officier français qui fut chargé de le « traiter » :


« Le Cameroun s'engage sur les chemins de l'indépendance avec, dans sa chaussure, un caillou bien gênant. Ce caillou, c'est la présence d'une minorité ethnique : les Bamiléké, en proie à des convulsions dont l'origine ni les causes ne sont claires pour personne. [...] Qu'un groupe de populations nègres réunisse tant de facteurs de puissance et de cohésion n'est pas si banal en Afrique Centrale [...]. L'histoire obscure des Bamiléké n'aurait d'autre intérêt qu'anecdotique si elle ne montrait à quel point ce peuple est étranger au Cameroun [44]».

Cela ressemble furieusement à la construction raciste de la menace tutsie ! Il n'est pas question de laisser les « Camerounais authentiques » (les non-Bamilékés) se charger seuls de soumettre ces « étrangers » conscients et solidaires :


« Sans doute le Cameroun est-il désormais libre de suivre une politique à sa guise et les problèmes Bamiléké sont du ressort de son gouvernement. Mais la France ne saurait s'en désintéresser : ne s'est-elle pas engagée à guider les premiers pas du jeune État et ces problèmes, ne les lui a-t-elle pas légués non résolus ? [45]».


Mais le pompier de ce problème incandescent n'est-il pas aussi le pyromane ?  Selon le philosophe camerounais Sindjoun Pokam, « c'est la France qui produit, crée, invente le problème bamiléké et l'impose à notre conscience historique. Derrière le problème bamiléké, il y a en vérité le problème français qui s'exprime sous les espèces du conflit entre les intérêts de l'État français et ceux du peuple camerounais [46]». De la même manière, il y avait le problème belge derrière le problème hutu-tutsi : les querelles Flamands-Wallons, entre autres, ainsi que des enjeux financiers et religieux.

C'est en tout cas le moment de rappeler la maxime du plus célèbre des colonisateurs français, le maréchal Lyautey : « S'il y a des mœurs et des coutumes à respecter, il y a aussi des haines et des rivalités qu'il faut démêler et utiliser à notre profit, en opposant les unes aux autres, en nous appuyant sur les unes pour mieux vaincre les autres [47]».

Depuis 1984, je compte parmi les Français plutôt bien informés sur l'Afrique. C'est seulement en 1993 que j'ai pris connaissance des massacres français au Cameroun [48]. Pourtant, ce crime de guerre à relents racistes, si ample et si prolongé, est proche du crime contre l'humanité. Décrire et faire connaître ce premier grand crime foccartien est indispensable à l'intégrité d'une mémoire française. Comprendre pourquoi la presse n'en a rien dit, et comment il a pu être si longtemps ignoré, ne serait pas sans enseignements sur les contraintes et tentations des correspondants français en Afrique. L'étude reste à faire...

Les massacres commis par l'armée française ont aussi bénéficié, il faut le reconnaître, d'une conjoncture médiatique très propice : de 1960 à la fin de 1962, l'attention de l'opinion hexagonale est captivée par l'issue mouvementée du conflit algérien. La proximité d'un drame qui concerne un million de nationaux, les Pieds-noirs, occulte les cris d'horreur qui s'échappent difficilement d'une Afrique équatoriale à faible immigration française. En métropole, l'opinion n'a d'ailleurs jamais eu qu'un infime écho des massacres coloniaux. Depuis la Libération, leurs auteurs poursuivaient leur besogne en toute quiétude : Sétif, Hanoi, Madagascar... [49]



[1]. Max Bardet et Nina Thellier, O.K. Cargo !, Grasset, 1988.

[2]. Le chiffre même annoncé par Max Bardet demeure hypothétique tant que les survivants, avec l'appui d'historiens camerounais et étrangers, se sentiront interdits d'évoquer l'horreur. Ce sentiment, qui dure depuis plus d'un tiers de siècle, témoigne à lui seul de l'ampleur du massacre.

[3]. Pour la genèse du nationalisme camerounais, cf. Dieudonné Oyono, Avec ou sans la France ?  La politique africaine du Cameroun depuis 1960, L'Harmattan, 1990, p. 20-33.

[4]. Il ne pouvait, à peine d'être débordé par les ambitions de ses alliés américain et soviétique, leur laisser le monopole du discours de libération.

[5]. Donnat, Jacquot, Lalaurie, Soulier.

[6]. Cf. Yves Benot, Massacres coloniaux, La Découverte, 1994, p. 78-79.

[7]. Cette évolution conduira évidemment l'UPC à quitter le RDA.

[8]. Cf. Dieudonné Oyono, op. cit., p. 22, note 27.

[9]. Ruben Um Nyobé, Le problème national camerounais (discours rassemblés par Achille Mbembé), L'Harmattan, 1984, p. 23.

[10]. Introduction à Ruben Um Nyobé, op. cit., p. 49.

[11]. Cité par Daniel Tessue, Polémique autour du problème bamiléké, dans l'hebdomadaire camerounais La Nouvelle Expression, 11/07/1995.

[12]. Cf. Pierre Péan, L'homme de l'ombre, Fayard, 1990, p. 199-200.

[13]. Contre l'ANC de Mandela, le régime d'apartheid sud-africain dressera de même l'Inkatha du chef zoulou Buthelezi - futur adhérent à... la filiale africaine de l'Internationale démocrate-chrétienne.

[14]. D'avril 1955. Citée par Dieudonné Oyono, op. cit., p. 30, note 44.

[15]. Discours du 9 novembre 1957. Ibidem, p. 31.

[16]. Futur maire de Cannes.

[17]. Cf. Pierre Péan, op. cit., p. 316.

[18]. Cf. Suzanne Kala-Lobe et Jean-Claude Abena, Sans eux, pas d'unité ?, in Jeune Afrique Économie, 02/1992. Daniel Um Nyobé, fils de Ruben, m'a fourni aussi de précieuses indications. Le journal d'Um Nyobé est consigné dans les archives de l'armée française. Ne serait-il pas temps de rendre plus accessible ce document essentiel de l'histoire du Cameroun ?

[19]. Déclaration en date du 27/02/1958. Citée par Dieudonné Oyono, op. cit., p. 37.

[20]. Selon l'ambassadeur Guy Georgy, qui commanda la région Nord du Cameroun de 1951 à 1955.

[21]. Discours du 10 mai 1958. Ibidem, p. 31.

[22]. Robert Bourgi, Le général de Gaulle et l'Afrique noire, 1940-1969, Université de Paris I, thèse de doctorat d'État en sciences politiques, 1978, p. 50. L'auteur n'est pas un quelconque calomniateur : c'est le fils d'un très grand ami de Foccart, et il deviendra son homme de confiance. 

[23]. Cf. Bernard K. Yao, Jacques Foccart : homme d'influence, acteur incontournable de la politique africaine de la France, in Revue juridique et politique, 01/1996, p. 69.

[24]. Le trait n'est pas certain : il est rapporté par... Jacques Foccart, dans sa Lettre à l'Union française hebdomadaire (25/01/1951). Cf. Pierre Péan, L'homme de l'ombre, op. cit., p. 188.

[25]Foccart parle, I, p. 87-89 et 95.

[26]. Cf. Pierre Péan, op. cit., p. 224-234.

[27]. Cité par Dieudonné Oyono, op. cit., p. 42.

[28]Foccart parle, I, p. 206.

[29]. Direction générale de la sécurité extérieure.

[30]. Et comme si cela ne suffisait pas, il double ce service par un réseau d'honorables correspondants, « Jimbo », animé par Marcel Chaumien. Cf. Pierre Péan, op. cit., p. 290 et 292.

[31]. Plus précisément le SDESC, Service de documentation et d'études de la sécurité camerounaise, qui deviendra ensuite le DIRDOC. Cf. Roger Faligot et Pascal Krop, La piscine, Seuil, 1985, p. 236.

[32]. Cf. Foccart parle, I, p. 208 ; Roger Faligot et Pascal Krop, op. cit., p. 236 ; Pierre Péan, op. cit., p. 316 ; Pascal Krop, Le génocide franco-africain, JC Lattès, 1994, p. 33.

[33]. Cité par Pierre Péan, op. cit., p. 284.

[34]. Roger Faligot et Pascal Krop, op. cit., p. 238.

[35]Les Carnets de la décolonisation. Cité par Pierre Péan, op. cit., p. 285.

[36]. Commandés par des Français et composés de « tirailleurs » de diverses nationalités - dont des Tchadiens et, bien sûr, une proportion grandissante de Camerounais.

[37]. Lettre ouverte à Georges Pompidou, citée par Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun, Maspero, 1972. Jusqu'à aujourd'hui, il a été impossible (à ma connaissance) de procéder à un décompte quelque peu précis du nombre des victimes de l'éradication de l'UPC en pays bamiléké. Dans l’évocation de cette tragédie, Mongo Beti a été un précurseur. Plusieurs des sources citées plus haut sont redevables de ses travaux.

[38]La mort était leur mission, Plon, 1996, p. 199-200. Melnik lui-même n'a pas d'état d'âme : les « Sékou Touré, Moumié ou Lumumba [...] lui paraissaient des petits Lénine ou de minuscules Hitler » (p. 200).

[39]. Cf. Pierre Péan, op. cit., p. 286-287 et 290 ; Constantin Melnik, op. cit., p. 197-202 ; Roger Faligot et Pascal Krop, op. cit., p. 239-246.

[40]. Réponse à une question de Pierre Péan, in Jeune Afrique du 16/02/1995.

[41]. Cf. Adolphe Makembe Tollo, L'aile armée de l'UPC, in Jeune Afrique Économie, 02/1992. L'auteur était encore dans le maquis à cette époque. Il laisse entendre que Mgr Ndongmo, qui passait pour un sympathisant de l'UPC, aurait lui-même trahi Ouandié.

[42]. Cf. Abel Eyinga, L'UPC : une révolution manquée ?, Éd. Chaka, p. 137-138. Osendé était docteur en économie, spécialiste du développement.

[43]. Cf. France-Cameroun, Croisement dangereux, Agir ici et Survie/L'Harmattan, 1996, p. 78-79.

[44]. Jean-Marie Lamberton, Les Bamilékés dans le Cameroun d'aujourd'hui, in Revue de Défense Nationale, Paris, mars 1960. Cité par : Collectif "Changer le Cameroun", Le Cameroun éclaté ?  Anthologie commentée des revendications ethniques, Éditions C3, Yaoundé, p. 53-57.

[45]. Ibidem, p. 54.

[46]. Cité par Daniel Tessue, Polémique autour du problème bamiléké, in La Nouvelle Expression, 11/07/1995.

[47]. In Daniel Tessue, art. cité.

[48]. Je n'avais évidemment pas lu tous les ouvrages spécialisés - une vie n'y suffirait pas. Les signaux qui auraient pu me conduire, par exemple, aux travaux pionniers d'Achille Mbembe sur le sujet demeuraient rares ou faibles.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:58

La fin du monde n'est pas en 2012, mais ...


2012 est effectivement une date importante pour la civilisation Mayas, mais elle ne signifie "que" la fin de leur premier cycle d'années. En réalité, la fin du monde a été prévue dans 72 milliards de milliards de milliards d'années!
Le mythe du 21 décembre 2012 vient de s'effondrer pour les superstitieux. En effet, David Stuart, le célèbre épigraphiste américain de l'Université du Texas à Austin est le spécialiste des systèmes de numérotation des Mayas. Ainsi comme nous l'expliqueLe Monde, il a recalculé la date à laquelle les Mayas ont prévu la fin du monde.C'est grâce à des calculs mathématiques délicats refaits par le chercheur américain que la vérité a été trouvée.
Petite précision avant de commencer, le calendrier mayas n'est pas linéaire et fonctionne par un système de cycles imbriqués, tous d'une longueur variable, le premier dure 52 ans.
Les deux calendriers
Ne prenant en compte que 260 jours dans le premier (Tzolk'in), un second (Haab) comptait 18 mois. Explication : au lieu d'avoir une semaine de sept jours, comme nous, les semaines mayas comportaient vingt jours (Imix, Ik', Ak'bal...) qui étaient numérotés de 1 à 13. Ce qui, de façon évidente, n'est pas très logique. Ainsi, pour obtenir un tour complet et pouvoir numéroter les vingt jours, ils multipliaient 13 par 20 pour obtenir un nombre correct. Et les dates s'inscrivaient jour/ nombre. Exemple : 1 Imix, 2 Ik', 3 Ak'bal...
Le second calendrier (Haab) comportant 18 mois (Pop, Wo, Sip, Sotz'), chaque mois comportait 20 jours. Et pour que le calendrier se terminait en même temps que le cycle solaire, cinq jours étaient ajoutés.
Deux premiers cycles : un court et un long
Les deux calendriers rassemblés, formaient un cycle court de 52 ans. A l'inverse, un deuxième cycle plus long, divisait le temps en 5 unités emboîtées : K'in ( jour), Winal (période de vingt jours), Tun (période de 360 jours), K'atun (7200 jours, 20 Tun) et Bak'tun (144 000 jours, 20 k'atun). Le commencement du cycle long est daté du 13 août 3114 avant l'ère commune, or il comporte que 5125 ans, soit 13 Bak'tun. Ce qui signifie que sa fin est proche. Il y a donc deux comptes : un court qui englobe les deux calendriers et un long qui utilise 5 unités de mesurent emboîtées. C'est ainsi que l'on comprend comment les mayas écrivaient les dates.
Le Monde donne un exemple : "La naissance de K'inich Janab Pakal, grand roi de Palenque (Mexique). Dans notre calendrier, il est né le 23 mars 603 après J.-C. Cette date tombait - accrochez-vous encore un peu - "8 Ahaw" dans le tzolk'in et "13 Pop"dans le haab. Et dans le compte long, elle s'écrivait comme l'écoulement de 9bak'tun, 8 k'atun, 9 tun, 13 winal et zéro k'in (soit un total de 1 357 100 jours), après une date-origine qui marque le début de ce cycle long. Si bien qu'en définitive cette date s'écrivait en juxtaposant les notations des comptes long et court : "9.8.9.13.0 - 8 Ahaw 13 Pop" ". 
La fin du monde
Mais parce que deux cycles ne suffisent pas, les Mayas en avaient un troisième : le"grand compte long qui comporte 19 unités de temps supplémentaires" au compte long, explique David Stuart. Donc si le 21 décembre 2012 est bien inscrit au calendrier Mayas comme une date importante c'est parce qu'il marque la fin du cycle long, il reste le "grand compte long" qui lui durera 72 848 437 894 736 842 105 263 157 200 années solaires, soit "plus de 72 milliards de milliards de milliards d'années". Autant dire que l'humanité a encore du temps devant elle!

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:53

On a découvert une 4e planète habitable

 
Une équipe internationale d'astronomes a annoncé jeudi 2 février, la découverte d'une quatrième planète habitable hors du système solaire selon le site Dawn.com.
Répondant au doux nom de GJ 667Cc, la petite nouvelle à une masse au moins 4,5 fois plus importante que celle de la Terre. Située à 22 années-lumière de notre planète bleue, soit pas moins de 208 milliards de kilomètres, elle est ce qu'on appelle une «exoplanète» puisque, contrairement à la Terre, elle ne tourne pas autour de l'étoile Soleil mais autour de l'étoile GJ 667C.
«La nouvelle planète rocheuse, GJ 667Cc, tourne autour de son étoile, tous les 28,15 jours ce qui signifie que son année équivaut à environ un mois terrestre.»
De classe M, GJ 667C est donc une étoile «naine», ce qui pourrait remettre en cause son caractère habitable selon l'AFP.
«Certains experts se sont montrés sceptiques sur le fait que les étoiles naines de classe M pourraient soutenir des planètes qui accueillent la vie parce qu'elles sont trop faibles et ont tendance à avoir beaucoup d'éruptions solaires qui pourraient envoyer des radiations mortelles pour les planètes proches.»
Si GJ 667CC reçoit un peu moins de lumière que la Terre, elle compense en absorbant plus de chaleur. La déclaration de Guillem Anglada-Escudé, qui dirigeait l'équipe de recherche, relayée par le site de la RTBF, nous apprend qu'elle pourrait constituer une terre d'accueil pour l'Homme.
«C'est la nouvelle meilleure candidate sur laquelle on pourrait trouver de l'eau sous forme liquide et, possiblement, la vie telle que nous la connaissons.»
L'AFP précise que la théorie selon laquelle la température y serait assez élevée pour que l'eau soit à l'état liquide, ne pourra être certifiée par les astronomes qu'après l'étude de l'atmosphère de la planète. Le site rappelle que cette «super-Terre» rejoint les tout aussi habitables planètes Gliese 581d , HD85512b et Kepler 22b découvertes (...) Lire la suite sur Slate.fr
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:52

Les photos perdues qui auraient changé l'Histoire

 


La CIA a-t-elle tué Robert Kennedy? Pourquoi le film original du premier pas sur la Lune a-t-il été supprimé? Qui aurait eu intérêt à étouffer le 1er vol motorisé de l'histoire de l'aviation?
Evan Symon de Cracked revient sur l'histoire de cinq photos ou vidéos qui auraient pu renverser le cours de l'Histoire... Si elles n'avaient pas disparu.
Parmi elles, le film des premiers pas sur la Lune, qui font déjà l'objet de nombreuses suspicions. «Je sais ce que vous pensez, avertit Evan Symon. On a tous vu le film de l'atterrissage sur la Lune. Comment peut-il être perdu? Eh bien la version que nous avons est une copie vraiment pourrie, comme si la seule copie de Star Wars qui subsistait était un enregistrement VHS minable de la version télé. La version originale en haute qualité est perdue pour toujours.»
Dans la catégorie des photos qui auraient pu changer l'histoire si elles avaient existé, Evan Symon mentionne celle qu'ont peut-être pris les Britanniques George Mallory et Andrew Irvine en haut de l'Everest, vingt-neuf ans avant la première ascension officielle. Des témoins ont déclaré avoir vu deux points noirs au sommet de la montagne, dont ils ne sont jamais redescendus. Seul le corps de Mallory a été retrouvé... C'est malheureusement Irvine qui portait l'appareil photo.
Autre disparition notoire, celle d'une photo de l'assassinat de Robert Francis Kennedy (frère de JFK), après sa victoire à l'investiture démocrate en Californie, en 1968. Le seul photographe à avoir capturé l'instant précis où les coups de feu fatals ont été tirés était un jeune garçon de 15 ans, Jamie Scott Enyart. Dans le chaos qui a suivi la scène, la pellicule lui a été confisquée par la police de Los Angeles pour être mise sous scellés, avec d'autres preuves matérielles, pendant vingt ans. Passé ce délai, Scott Enyart demande à avoir accès à ses clichés, qu'il n'a jamais vus. Les responsables de archives déclarent (...) Lire la suite sur Slate.fr
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:51

Les risques d'une attaque israélienne contre l'Iran

 


L'Iran a annoncé mercredi 16 décembre avoir testé un nouveau missile d'une portée de 2 000 kilomètres capable de toucher Israël.

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L'Iran a annoncé par la voie de a télévision officielle le test mercredi 16 décembre dans la matinée d'un missile à longue portée. Il s'agit selon les médias iraniens d'un missile amélioré de type «Sejil 2» dont la portée est supérieure à 2000 kilomètres ce qui lui permet de toucher Israël et les bases américaines dans le Golfe persique.
L'essai intervient juste au lendemain d'une déclaration du chef des renseignements militaires israéiens selon lequel Téhéran est aujourd'hui très prêt d'une «percée technologique» qui lui permettra de construire une bombe atomique. Selon le général Amos Yadlin, l'Iran a aujourd'hui suffisamment de matière fissile pour construire une tête nucléaire et est prêt d'être capable de la fabriquer.
Cette déclaration et la montée des tensions depuis plusieurs semaines entre l'Iran et les pays occidentaux sur le programme nucléaire de la République islamique relance la crainte d'une intervention militaire israélienne. Nous republions un article de notre correspondant en Israël Jacques Benillouche sur les risques militaires et politiques d'une telle opération.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a été explicite lors de son intervention à la tribune de l'ONU: «Le défi le plus urgent à relever est d'empêcher les tyrans de Téhéran d'acquérir des armes nucléaires». Les iraniens ont reconnu qu'ils développaient une deuxième usine d'enrichissement d'uranium près de Qom et qu'ils ont acquis la technologie pour fabriquer des matières fissiles nucléaires. Leurs services de recherche travaillent par ailleurs en collaboration avec les Nord-Coréens pour la fabrication de missiles de longue portéedestinés à transporter les ogives nucléaires.
Le gouvernement israélien, s'il prenait la décision politiquement très lourde de conséquences, d'une intervention militaire en Iran, devrait aussi assumer des risques militaires et opérationnels considérables. Il est face à trois difficultés purement militaires considérables:
  • Déterminer les sites devant faire l'objet d'une frappe militaire.
  • Définir les moyens appropriés pour leur destruction.
  • Développer les capacités de renseignement.

Les trois sites visés
Si Israël frappe l'Iran, il devra le faire vite car il ne peut attendre que l'Iran améliore son système de défense aérienne, parvienne au terme de la fabrication et du développement de ses missiles à longue portée et réussisse à mettre au point des armes à l'uranium. Les experts militaires israéliens ont ciblé les trois sites principaux à détruire. Chacun d'entre eux a une fonction très précise complémentaire et leur neutralisation porterait au moins un coup psychologique fort aux rodomontades du pouvoir iranien et à Mahmoud Ahmadinejad. Il s'agit de Natanz avec ses centrifugeuses, Bushehr avec son réacteur nucléaire à eau légère et Arak avec son réacteur à eau lourde. Ces trois sites constituent le trépied du programme nucléaire iranien.
Les centrifugeuses de Natanz sont profondément abritées en sous-sol et protégées en surface par des missiles russes sol-air de courte portée, de type TOR-M. Cette usine produit de l'uranium faiblement enrichi qui permettrait à l'Iran selon des experts israéliens et américains de fabriquer des armes nucléaires aux environs de 2010.
Les experts hésitent à se prononcer sur la capacité des Israéliens à créer des dommages irréversibles au site de Natanz car les usines sont profondément enfouies dans le sous-sol à moins qu'Israël n'utilise les bombes GBU-28 fournies récemment par les Américains. Certains suggèrent cependant que l'Etat juif dispose dans son arsenal de bombes propres à variante nucléaire capable de faire exploser les galeries souterraines situées à plusieurs centaines de mètres de profondeur et pouvant pallier l'inefficacité éventuelle des bombes américaines. Mais le secret militaire reste bien gardé.
La destruction de Natanz pourrait entrainer un retard de plusieurs années sur le programme militaire iranien ce qui semble être l'objectif minimum recherché par Israël. Mais la proximité de certaines usines et d'agglomérations habitées par de nombreux civils pose le grave problème des dégâts collatéraux. Israël assure que ses armes électroniques sont suffisamment précises pour éviter d'atteindre les populations. Rien n'est moins sûr.
Bushehr est une centrale nucléaire construite par la Russie à des fins de production de plutonium. Elle n'est pas encore opérationnelle bien qu'elle ait été chargée en combustible cette année. Les Russes, qui s'attendent à une confrontation israélo-iranienne, ont déjà prévu des nouvelles livraisons de matériel de protection pour pallier toute attaque par les airs. En s'attaquant à cette centrale, Israël prend le risque d'une confrontation avec la Russie qui pourrait se sentir visée. Netanyahou a anticipé les éventuelles critiques en se rendant en secret à Moscou pour négocier une sorte de neutralité russe.
L'installation d'Arak dispose d'un système de protection efficace mais le risque attaché à ce réacteur ne pendra effet qu'en 2011, date opérationnelle prévue par les Iraniens pour la production de plutonium enrichi.

Stratégie militaire
Pour des raisons de sécurité, les Iraniens ont dispersé leur capacité de production dans  plusieurs régions et des bâtiments civils, servant de stockage, compliquant la tâche israélienne en cas de frappe. Les experts doutent donc de la capacité d'Israël à renouveler l'exploit de la destruction du réacteur irakien Osirak en 1981.
Les militaires ont à résoudre le problème fondamental de l'éloignement des sites visés des bases aériennes israéliennes. Ils savent qu'ils ne pourront disposer d'aucune aide de la part des Américains qui désapprouvent par avance l'opération et qui ne veulent pas subir les foudres de leurs alliés arabes.
La distance à parcourir par les avions de chasse, conçus pour de faibles distances, constitue un blocage technique car les cibles potentielles se situent entre 1.500 et 2.300 kilomètres de la frontière israélienne et le ravitaillement en vol à lui seul ne résout pas tous les problèmes. L'Iran, qui se sait menacé depuis plusieurs années, a conçu des systèmes de protection de ses usines, a éparpillé ses programmes nucléaires en différents lieux et a même développé des systèmes de remplacement, des «backup», en cas de frappe militaire. L'existence d'un nouveau site d'enrichissement près de Qom suffit à le démontrer.
Une attaque pourrait retarder le programme nucléaire comme le souligne le Secrétaire à la défense américain Robert Gates mais serait dans l'impossibilité de le stopper. Par ailleurs les Américains ont alerté les Israéliens sur le fait que le survol de pays arabes entrainerait leur réprobation et que leur action serait condamnée fermement à la fois par les pays arabes modérés, même s'ils en seraient peut-être officieusement satisfaits, par la Russie, la Chine et la majorité des pays européens. Cela n'inquiète pas outre mesure Israël qui n'a pas l'habitude de tenir compte des mises en garde quand son existence est menacée. Il existe un consensus en Israël sur le fait que l'émergence d'un Iran nucléarisé avec le régime actuel à Téhéran est une menace mortelle.
Israël dispose d'avions de combat, de capacités de ravitaillement en vol et d'armes de précision téléguidées air-sol permettant une frappe des cibles repérées. Il a prévu de contourner les défenses aériennes de ses voisins arabes qui d'ailleurs ne prendraient sans doute pas le risque de s'attaquer à l'aviation israélienne. Aucun chasseur par exemple n'a été engagé par la Syrie lors de la destruction de son usine nucléaire en septembre 2007. Mais des indiscrétions israéliennes expliquent cette neutralité par une arme secrète qui s'attaque aux radars pour les rendre aveugles et inopérants.
Israël s'exerce depuis longtemps à tester ses capacités d'intervention à longue distance. Trois F-15 ont couvert en août 2003 une distance de 2.600 kilomètres jusqu'en Pologne après ravitaillement en vol. Une escadrille d'avions israéliens a procédé en mai 2009 à des exercices pour les mener sans escale jusqu'à Gibraltar, située à 3.800 kms des bases, bien au delà de la distance nécessaire pour atteindre les cibles iraniennes.
Israël est aujourd'hui en mesure de lancer trois escadrons d'avions de combat, protégés par des chasseurs d'escorte, capables d'agir en une seule série de frappes contre l'Iran. Les outils de contremesures électroniques peuvent neutraliser ou annihiler les défenses ennemies. Les militaires, assez optimistes, considèrent que leurs pertes seraient minimes en cas d'obstruction due à l'action de missiles sol-air iraniens dont l'efficacité serait limitée grâce à leurs leurres électroniques sophistiqués.

Capacité de renseignements

Les observateurs ignorent si Israël réussira à détruire l'installation souterraine blindée de Natanz d'autant plus que l'Etat juif ne dispose pas d'outil de mesure des dégâts occasionnés. Par ailleurs, ses services de renseignements peu efficaces dans la région, sont à la recherche des sites non encore répertoriés avec l'inquiétude de ne pouvoir les atteindre. La surprise de l'annonce d'une nouvelle usine à Qom est éloquente en la matière. La menace d'Israël se précisant, beaucoup d'installations secrètes sont construites et échappent au contrôle des satellites d'observation. La détention de l'arme nucléaire ne suffit pas à elle seule. Elle est doublée par des usines de construction de missiles à longue portée nécessaires pour transporter une ogive nucléaire. Ces usines portent à une douzaine le nombre de cibles qui devraient être traitées par l'armée israélienne.
L'Etat juif est cependant limité dans son potentiel militaire. Quelle que soit sa force, il n'atteindra jamais la capacité de frappe massive des Etats-Unis tandis que ses lacunes sur le plan du renseignement risquent de ne pas lui permettre d'évaluer avec précision les dommages causés par ses frappes. Le Mossad aura fort à faire pour améliorer les moyens de vision d'Israël. Il devra être constamment à la recherche de toutes les nouvelles cibles résultant de la dispersion des unités de production iranienne.
En raison de leur éloignement, toutes ne pourront pas être visées lors de la première frappe et la sélection s'impose donc. Israël concentrera ses attaques sur un nombre limité de cibles quitte à recommencer, plus tard, si le besoin se faisait sentir. Mais il ne pourra pas toujours compter sur la neutralité de ses voisins arabes si l'opération venait à se reproduire et il ne pourra pas axer sa stratégie uniquement sur les faiblesses supposées de la défense iranienne. La solution à court terme viendrait de la mise au point d'un missile de longue portée israélien suffisamment précis pour être capable de toucher ses cibles sans le recours à l'aviation. Les chercheurs de Tsahal sont sur la brèche.
Jacques Benillouche
A lire également: Pourquoi Israël attaquera l'IranLa technologie des missiles iraniens est ancienneQue faire avec l'Iran? par Jean-Marie Colombani, Comment Ahmadinejad a truqué les élections et Iran: la résistance nargue sans cesse Ahmadinejad.

Image de Une: Lancement d'un missile iranien à longue portée depuis le centre de l'Iran  Reuters
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:50

La Joconde a une soeur jumelle !

 


Une découverte qui fait grand bruit dans le monde de l'art, en effet le musée du Prado en Espagne vient d'annoncer la découverte d'une autre Joconde. Un "double" de Mona Lisa, qui aurait été réalisé en même temps que celle résidant au Louvre.
La Joconde a de nombreuses fois été copiée, imitée, parodiée, détournée. Mais ce que tout le monde ignorait, c'est que Mona Lisa, la vraie, pouvait en cacher une autre. C'est en tout cas ce qu'affirme le musée du Prado en Espagne et relayé par le Journal des arts britannique ce mercredi. Et le plus troublant viendrait du fait qu'elle ait été peinte au sein même de l'atelier de Léonard de Vinci, à la même époque.
Comment a t-on pu passer à côté de cette découverte ? Tout simplement parce que les experts pensaient qu'il s'agissait là d'une énième copie de la Joconde, réalisé par un peintre flamand par exemple. Mais c'est en restaurant le tableau, plus précisément en nettoyant la couche sombre de l'arrière plan que la datation a pu se faire. En effet, le paysage toscan derrière Mona Lisa est extrêmement semblable à celui du maître, rapporte Le Point.
Pour confirmer leurs doutes, les experts ont passé au laser infrarouge le tableau afin de percevoir les dessins sous-jacents à la couche picturale. Le fait est là, ils sont identiques à la Joconde du Louvre. On suppose alors que l'oeuvre a été réalisée par Andrea Salai ou Francesco Melzi, les deux favoris de Léonard. De nombreuses questions autour du tableau pourront sûrement trouver réponse grâce à la Joconde du Prado, qui est en bien meilleure état que celle du Louvre. Les Parisiens pourront admirer les deux sourires de Mona Lisa au Louvre à la mi-mars lors de l'exposition prévue sur le génie italien.  

Retrouvez cet article sur Gentside.com
Cet artiste a transformé la Lune !
La fin du monde n'est pas en 2012, mais dans 72 milliards de milliards de milliards d'années
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Deux jumelles indonésiennes séparées à la naissance se retrouvent... en Suède
la joconde
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:48

La guerre entre Israël et l'Iran a déjà commencé

 


Le principal réacteur de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr. REUTERS/Raheb Homavandi
Israël, partagé entre les partisans d'une attaque et ceux qui prônent la réserve, joue la comédie; la guerre contre le programme nucléaire iranien a bel et bien commencé, affirme le journaliste Yossi Melman du quotidien israélien Haaretz. S'il n'est pas déclaré en tant que tel, le casus belli se veut plus implicite, impliquant sans doute une collaboration entre services secrets israéliens et forces de l'opposition en Iran.
C'est une guerre de l'information, laquelle est distillée par les services d'intelligence militaire et économique des deux pays. Israël, aidé par les services secrets occidentaux, estime que d'ici 2012, l'Iran pourrait acquérir une capacité réelle d'un essai nucléaire, notamment après lamise en fonction future de la centrale de Bouchehr. Après l'assassinat de certains spécialistes iraniens du nucléaire, l'apparition du virus Stuxnet s'attaquant aux centrifugeuses de Natanz qui enrichissent l'uranium et deux explosions, dont une près de Téhéran qui a causé la mort du général Hassan Tehrani Moqaddam, une des figures-clé du programme de missiles balistiques, le soupçon s'est porté sur l'intelligence israélienne.
Toutefois, en plus «de la supposition selon laquelle des services de renseignements étrangers initient, dirigent et exécutent les opérations secrètes», cette «sorte de sabotage requiert une certaine sophistication, des ressources financières et technologiques, des agents et une intelligence précise» et il est «peu probable que ces opérations aient réussi sans un soutien en interne, c'est-à-dire des individus ou des groupes prêts à saboter le régimes des ayatollahs», désignant les différentes minorités ethniques qui composent l'Iran.
Jacques Bénillouche, dans son article «Iran: la guerre secrète marque des points contre le programme nucléaire» soulignait en novembre qu'à la suite des explosions, dont celle à 46 km de Téhéran, la piste«privilégiée par les enquêteurs iraniens, qui serait hautement plus critique pour le régime, consisterait à incriminer un ou plusieurs agents de la CIA ou du Mossad, infiltrés parmi les techniciens pour programmer l’ordre d’explosion».
Photo: Le principal réacteur de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr. REUTERS/Raheb Homavand
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:43

Israël pourrait attaquer l'Iran au printemps

 

Chasseur F15 de l'aviation israélienne REUTERS
Slate.fr détaillait il y a peu les tensions grandissantes entre Israël et l’Iran autour de la question du nucléaire. Mais la situation pourrait s’avérer encore plus préoccupante. D’après le Washington Post, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta estimerait qu’une frappe aérienne israélienne contre les installations iraniennes pourrait être menée dès le mois d’avril.
«Pour Panetta, il existe une forte probabilité qu'Israël attaque l'Iran en avril, mai ou juin, avant que l'Iran n'entre dans ce que les Israéliens qualifient de "zone d'immunité" pour commencer à assembler une bombe nucléaire (…). Très prochainement, redoutent les Israéliens, les Iraniens auront stocké suffisamment d'uranium enrichi, et seuls les Etats-Unis pourraient alors les stopper militairement.»
Les Israéliens ont repoussé un exercice militaire conjoint avec l’armée américaine qui devait se dérouler au printemps prochain, ce qui constitue un des indices d’une attaque, toujours selon le quotidien américain. Néanmoins, ajoute-t-il, l’hypothèse d’un raid israélien ne serait pas approuvée par les Etats-Unis, ce qui conduirait Israël à agir seul:
«"Vous restez sur le côté et vous nous laissez faire", aurait déclaré un officiel israélien  aux Etats-Unis. Un scénario de "guerre courte" se dessine, avec environ cinq jours de frappes israéliennes limitées, suivies d’un cessez-le-feu négocié sous l’égide des Nations unies. Les Israéliens reconnaîtraient par ailleurs que les dommages causés au programme nucléaire pourraient être modestes, nécessitant une autre frappe dans quelques années.»
Photo: Chasseur F15 de l'aviation israélienne REUTERS
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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 06:13

Les plus gros salaires du football 2011

En cumulant son salaire annuel, ses primes et ses contrats publicitaires, David Beckham était de loin le joueur le plus payé du football fin 2010 selon un classement Forbes. Samuel Eto’o, et ses 20,5 millions d’euros de salaire en Russie, promet de changer la donne en 2012. 

                        

1-DAVID BECKHAM.

L’an dernier, David Beckham a explosé les compteurs avec des revenus annuels de 30,6 millions d’euros. Le joueur des Los Angeles Galaxy touche un salaire annuel de plus de 4 millions d'euros. Cette somme devrait rester inchangée à son arrivée au PSG, prévue pour janvier. Le club parisien lui aurait promis 800.000 euros brut par an (hors primes), loin devant les 500.000 euros de Yoann Gourcuff, actuel joueur le mieux payé de Ligue 1 et deux fois le salaire annuel de son futur coéquipier, Javier Pastore. A cela s’ajouteront les revenus issus des multitudes de contrats publicitaires du joueur. Véritable marque à part entière, «Spice Boy» est associé à Adidas, H&M, Emporio Armani, Pepsi Cola, Samsung, Sainsbury, Gillette, Vodafone, Sony Playstation, Police…… 

 2-CRISTIANO RONALDO

Cristiano Ronaldo a touché 29 millions d’euros en 2010, issu des 13 millions d’euros payés annuellement par le Real Madrid, plus les primes et les revenus publicitaires tirés de ses apparitions dans des campagnes Nike ou encore Armani.

3-LIONEL ANDRES MESSI

Lionel Messi occupe la troisième place du podium avec 24,4 millions d’euros en 2010. Deux fois ballon d’or et nominé pour ce trophée en 2011, le joueur du FC Barcelone suscite toujours plus d’intérêts de la part des publicitaires. Les marques associées à son image, notamment Adidas, Lay’s, Konami, Audemars Piguet, Chery et Air Europa, lui ont permis d’ajouter plus de 9 millions d'euros à son salaire de 11 millions au Barça.

4- RICARDO KAKA

Ricardo Kaka, joueur brésilien du Real Madrid, a empoché 19 millions d’euros. En plus des 10 millions que lui verse le club, le joueur profite (comme beaucoup de ses coéquipiers) du succès des jeux de la saga FIFA d’Electronic Arts (plus de 100 millions d’unités vendues) auxquels son image est associée.

5- RONALDINHO GAUCHO

Ronaldinho, désormais joueur du club brésilien Flamengo, touchait à l'AC Milan 7,5 millions d’euros par an. Primes et contrats publicitaires inclus, ses revenus se sont élevés l’an dernier à 18,3 millions d'euros. Son nouveau club depuis janvier, lui verse 9 millions d’euros par an, ce qui devrait lui faire gagner quelques places au classement des revenus globaux de 2011.

6-THIERRY HENRY

Seul Français du classement en 2010 : Thierry Henry. Installé à New York, le joueur des New York Red Bulls a touché 16 millions d’euros l'an dernier. Mais son très lucratif contrat avec Gillette, qui n’a pas été renouvelé à son échéance au 31 décembre 2010, a amputé une partie de ses revenus en 2011.

7- WAYNE ROONEY

Wayne Rooney a perçu 15,3 millions d’euros en 2010, tirés des 11 millions d’euros versés par Manchester United et des pubs Nike et Electronic Arts. Le joueur a réussi à obtenir une rallonge lors de la prolongation de son contrat avec le club anglais, validée en fin d'automne 2010 pour 13,2 millions d’euros brut par an. Il perdra en revanche les 1 million de dollars que lui versait chaque année Coca-Cola, le contrat n’ayant pas été renouvelé. 

8-FRANK LAMPARD / ZLATAN IBRAHIMOVIC

Franck Lampard, joueur de Chelsea, a touché 13 millions d’euros en 2010 dont 8,2 millions d’euros de salaire annuel. L’Anglais partage cette huitième place avec Zlatan Ibrahimovic (Milan AC), 13 millions d'euros l’an dernier aussi.

9-SAMUEL ETO’O

Samuel Eto’o risque de bouleverser la hiérarchie du classement l’an prochain. Avec ses 11,5 millions d’euros annuels en 2010, tirés de ses revenus à l’Inter Milan, ses primes et sponsors, le joueur camerounais est dans les derniers de ce top 10. Mais il joue depuis cette année sous les couleurs de l'Anzhi Makachkala, un club russe situé dans la République du Daguestan, qui lui verse le salaire le plus élevé dans le monde du football: 20,5 millions d’euros par an et une prime de 20.000 euros par but marqués. Auquel s’ajouteront les revenus des contrats publicitaires.

10-NICOLAS ANELKA

A noter que Nicolas Anelka pourrait faire son entrée au classement l'an prochain puisque son nouveau club, le chinois Shanghai Shenhua avec qui il débutera en janvier prochain, lui versera un salaire d’environ 12 millions d’euros par an.

 

Dimitri Mbouwe 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:48

 

Cameroun : Eto'o suspendu 15 matches en sélection

Cameroun : Eto'o suspendu 15 matches en sélection

 

17-12-2011 06:14:17

 

Samuel Eto'o suspendu 15 matches avec le Cameroun pour incitation au boycott

Le capitaine de football du Cameroun, Samuel Eto'o, a été suspendu pour quinze matches pour avoir incité ses coéquipiers à boycotter un match amical international en Algérie en novembre, a annoncé vendredi la Fédération camerounaise. 

Le capitaine adjoint, Eyong Enoh Takang, a écopé pour sa part de deux matches de suspension, Les deux joueurs ont dix jours pour faire appel.

dimitri Mbouwe

 

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